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30/11/2011

Caricature André Breivik

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- L'affaire André Breivik a le mérite de nous éclairer bien mieux qu'un film antinazi sur le potentiel criminel des personnes qui vouent un culte outrancier à la société ; elles sont légions dans le régime libéral totalitaire, en vertu de son fétichisme mercantile, qui métamorphose peu à peu les femmes et les hommes les plus dépourvus de résistance en objets, soumis à la contrainte caractéristique de décliner leur "identité". (...)


- L'homme n'a d'identité, ou encore il n'est déterminé par son ADN, qu'en raison de sa participation à un programme commun totalitaire. La liberté des libéraux est un vain mot, enregistré et diffusé en boucle pour dissimuler l'adhésion quasi-générale à des systèmes d'exploitation et de protection. Le clergé libéral ou républicain éprouve d'ailleurs de plus en plus de mal à énoncer une autre conception de la liberté que comme le choix d'un mode de consommation ou d'exploitation particulier, c'est-à-dire une conception au niveau de l'instinct sexuel ou alimentaire où l'homme est le plus conditionné. Il n'est pas exagéré de dire que l'esclavage et la liberté se confondent dans l'idéologie libérale, dont la prétention humaniste est une plaisanterie abominable ; dont l'abomination n'attend que le moment idéal pour éclater et faire place nette à la loi de la jungle.

- Aux yeux de l'anarchiste, pour qui la menace vient de la société et non de l'individu, le diagnostic d'A. Breivik est facile : il souffre d'un attachement excessif à la société. Le symptôme de la peur irrationnelle de l'étranger, au point d'éliminer ses propres congénères, est caractéristique. En effet l'aliéné est pour lui-même, comme la société totalitaire, sa seule source de droits et d'obligations, ce qui ne l'empêche pas d'être la première victime de sa violence. L'arrogance de l'Occident et son masochisme simultanés sont liés et s'expliquent.

- Cette paranoïa, comme le montre Molière à travers le personnage de l'Avare, est proportionnelle à l'attachement du sujet à la propriété. On ne parle pas par hasard de "possession" pour traduire la folie. L'aliéné se voit comme un objet, et n'a de rapport avec autrui que juridiques. La propriété peut même n'avoir aucune réalité concrète, nous dit Molière, prenant l'exemple d'une cassette et de l'argent, tout aussi virtuels ou fantomatiques que "la Norvège", "l'Europe", ou autres objets de dévotion. On se situe dans ce cas au stade du fanatisme religieux ou de la "morale pure" le plus dangereux, surtout quand il est le fait d'une personne capable d'exercer le commandement militaire ou la fonction de chef de l'Etat.

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