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08/04/2012

Caricature Jean-Luc Mélenchon

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Ne laissons pas dire par les grenouilles de bénitier républicaines que l'anarchie est un nihilisme ! C'est la politique et l'éthique républicaines qui le sont, entièrement cupides et conçues pour dissimuler à ceux qui ne sont pas ses actionnaires que la République est un régime de protection de la propriété. Et rien d'autre.

Par conséquent la République est une enveloppe juridique vide, dès lors qu'elle n'est même plus même capable de garantir ce qui la fondait : la défense du profit. (...)


Comment reprocher à tel ou tel homme politique d'être un irresponsable, compromis par exemple dans une affaire de sang contaminé, quand on va soi-même déposer un bulletin dans l'urne afin de conforter des parlementaires et des gouvernements qui décident de bombarder des populations civiles au Moyen-Orient ou en Afrique, officiellement au nom de la paix et des droits de l'homme, en réalité à cause de la guerre économique à l'échelle mondiale ?

Comment railler la vieille institution ecclésiastique romaine, quand on voue soi-même un culte à une personnalité morale aussi sinistre et fantasmatique que la République française, salope identique de la Rome pontificale, avant que celle-ci ne se casse la gueule ?

Je n'ai jamais voté. J'ai eu la chance de ne pas tremper les mains dans l'entreprise républicaine carnassière. J'étais sur le point d'accéder à la citoyenneté, il y a quelques années, quand la République française antiraciste a envoyé des avions de chasse ratatiner la gueule d'Arabes, dans des circonstances qu'un gosse de mon âge, aussi ignorant soit-il des choses de la vie, pouvait facilement comprendre comme les plus lâches : de nuit, à l'aide d'armes surpuissantes, sans quasiment courir de risque, munis de slogans démocratiques pour continuer de se regarder dans la glace. Evitons l'hypocrisie qui consiste à fustiger l'armée française et ses officiers, alors qu'elle est un des piliers de la République française et du système de racket impérialiste en vigueur à l'échelle mondiale.

Alors Mélenchon et Le Pen devraient laisser les actionnaires voter, plutôt que de s'accuser réciproquement du fait qui les condamne tous les deux, à savoir le cautionnement d'un système démocratique aveugle, brutal, lâche, mensonger, de vieillards habitués à l'opulence et qui ne savent pas vivre autrement ; qui se disent préoccupés de la retraite des générations futures, alors qu'ils portent les stigmates de la leur sur leur gueule.

Si le "poisson pourrit par la tête", comme dit Le Pen, pourquoi aller chercher des poux dans la tête des musulmans et des gosses de banlieues, qui n'en peuvent mais ? Si ce n'est par pure démagogie républicaine ? Pourquoi ne pas dire que l'assurance-chômage est prélevée sur la sueur et le sang des travailleurs qui, à l'étranger, travaillent pour une bouchée de pain et n'ont aucun droit ?

Si le patronat pratique le "dumping social", comme dit Mélenchon, pourquoi s'offusquer du FN, plutôt que des syndicats monopolistiques d'ouvriers qui pactisent depuis cinquante ans avec le patronat et les industriels de l'armement ? Des syndicats qui ont empêché les ouvriers français, les rares fois ou cela a été possible, de faire lâcher les rênes de la France à l'oligarchie qui la dirige ?

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont donc des entrepreneurs de spectacle. A eux deux, ils pourraient tenir un discours cohérent. Mis en concurrence pour la circonstance des élections, ils ne le peuvent pas. La compétition rend fou.

C'est précisément d'y être entièrement soumise par l'entremise de ses élites qui rend la République ubuesque.

D'ailleurs le régime républicain, indissociable des systèmes d'exploitation industriels, est aussi caduc que ceux-ci, et menacé de disparaître comme les anciennes monarchies s'écroulèrent, en même temps que le régime aristocratique d'exploitation paysanne.

Les institutions républicaines ont d'ailleurs déjà cédé à un pouvoir auquel elles n'ont opposé quasiment aucune résistance : le pouvoir médiatique et la publicité. Dont elles ont même favorisé et favorisent encore le monopole, bien que ce pouvoir ne fasse qu'accroître l'oppression et la censure.

C'est ce pouvoir médiatique qui fait de l'élection présidentielle, grand-messe somptuaire indécente, un enjeu majeur. Ce sont les journalistes qui font gober le principe de la séparation des pouvoirs, quand la collusion du personnel politique et médiatique est totale.

Pourquoi mener un combat électoral aussi absurde que vain, quand la résistance des Français à l'occupation virtuelle des médias a plus de chances d'aboutir et de servir à quelque chose ?


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