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24/05/2012

Sexe & Capital

L'idée de libération ou de liberté sexuelle fonde une barbarie plus sournoise que le nazisme, et qui, en réalité, ne fait que prolonger celui-ci. Certains dissidents de la gouvernance mondiale, tant qu'il est encore temps, s'évertuent à le démontrer.

Je m'efforce pour ma part d'en convaincre ceux qui, élevés dans cette idéologie débile, croient sincèrement que le sexe et la liberté peuvent être liés en dehors de la rhétorique publicitaire de la racaille libérale.

L'impact de cette idéologie propice à l'esclavage vient de la dépendance des Etats occidentaux modernes au marketing, à la publicité et au cinéma. Point à la ligne. Au-delà, la tentative de relier ce régime carnassier à la pensée humaniste, à l'anarchie ou au marxisme, excède l'abomination de la philosophie nazie de Heigegger ou Hannah Arendt.  (...)


L'apologie libérale de la sexualité, afin de promouvoir la compétition économique et le commerce, passe par l'élévation du sentimentalisme au rang de la philosophie. A titre d'exemple, on peut observer que le cinéma et le supermarché ont transformé Mme Bovary une héroïne mélancolique, quand elle est chez Flaubert une dinde de province.

Il faut souligner ici l'étroite complicité des institutions républicaines dans ce qui constitue une sorte de viol de la conscience des jeunes Français placés sous leur soi-disant "responsabilité". Cette complicité constitue une incitation très forte à se désengager du jeu de société électoral gauche-droite pour ceux qui, jeunes ou moins jeunes, ne veulent pas se "salir les mains" au contact d'une politique libérale fondée sur la concurrence, et qui n'a jamais su, par le passé, lorsqu'elle s'est jetée la tête la première dans des impasses, en sortir autrement que par une violence extraordinaire.

Parler de viol n'est pas exagéré ; on ne peut guère en effet justifier l'idée carnavalesque de libération sexuelle autrement que par le darwinisme social, c'est-à-dire un argumentaire analogue au racisme nazi : 1/aussi faux scientifiquement que lui ; 2/présentant la caractéristique totalitaire de faire passer le droit pour une science (en l'occurrence le droit de la compétition commerciale) ; 3/justifiant de façon mystique la propriété, c'est-à-dire absurde.

L'occultisme laïc républicain se présente sous la forme du triptyque suivant, encore une fois sans lien véritable avec les "Lumières" dont il se réclame sans cesse : d'abord c'est la caractéristique du totalitarisme qui est occultée ; celle-ci consiste dans une domination qui se situe au niveau psychologique ou moral, et non plus au niveau politique de la contrainte physique ; celle-ci ne subsiste plus que dans des Etats inféodés économiquement à l'Occident, et pour la raison que ces Etats sont inféodés.

Ensuite c'est le nazisme qui est présenté comme un accident de l'histoire, alors même qu'il recouvre un nationalisme et un impérialisme similaires à celui des nations coalisées qui l'ont vaincu, et n'ont en rien renoncé aux mobiles qui ont rendu l'Allemagne nazie agressive. Autrement dit, la seconde guerre mondiale ne fait que prolonger la première, et les historiens sont pratiquement interdits de l'enseigner en raison d'une propagande républicaine qui vise à blanchir des institutions co-responsables des charniers à travers l'Europe, au cours d'un siècle de compétition industrielle. Le niveau de la propagande républicaine est tel qu'on est en France rendu au stade de groupuscules anarchistes qui réclament plus de professeurs et de services publics (!), c'est-à-dire qui sont absolument dépourvus de méfiance et d'esprit critique vis-à-vis de l'enseignement officiel, ou du Front national, proscrit mais qui ne continue pas moins de louer une République française, dont la pureté parfaitement virtuelle indique que cette personne morale est entièrement recopiée sur la vierge Marie. Et c'est ici le troisième volet où je voulais venir, pas si négligeable puisqu'il permet de mesurer la profondeur de champ de la mise en abîme républicaine : derrière l'artifice de la modernité, idéologie strictement d'ordre religieux ou juridique, c'est-à-dire encore une fois déterminée par le mobile économique anti-humaniste, se cache l'appropriation par les institutions républicaines françaises d'une structure juridique développée auparavant par l'Eglise catholique romaine, et mise au service de l'Etat. Pour mieux préciser à quel point la religion républicaine est un vieux truc pourri, j'indique que la perspective égalitaire, escroquerie juridique absolue selon Karl Marx, et de fait jamais accomplie, cet égalitarisme est exactement du même tonneau que la théorie du purgatoire romaine ou païenne, dont on tire le mauvais vin pour endormir le peuple.

Certes, si des gosses aujourd'hui revendiquent en France le droit de se prostituer, c'est-à-dire de servir d'objets de consommation, et réclament ainsi l'esclavage le plus atroce, la faute en incombe aux élites républicaines, qui les ont entraînées jusqu'à cet état de servilité et de débilité. Aussi limité soit le nombre de ces jeunes gens et leur désir d'auto-immolation sur le bûcher des vanités capitalistes, il est significatif du degré d'imposture atteint par les "valeurs républicaines", critiquées de tous les côtés, et qui se défendent avec des moyens de censure d'une puissance inédite dans l'histoire de ce pays. A ce petit nombre il faut ajouter celui, plus grand, des suicides, probablement le fruit d'une moindre résistance physique aux mobiles macabres qui sont inculqués sous le couvert de la culture de vie mercantile.

Car, bien entendu, si l'argument et l'incitation à la jouissance sont partout, c'est de la frustration que l'économie française et son corollaire politique tire le plus grand profit. L'incitation au plaisir est la vieille tactique rusée du crime pédérastique, mais le plaisir lui-même est pour le pédéraste seulement. De même c'est la frustration et la peine à jouir qu'on constate dans les nations qui font la course capitaliste en tête.

Pour ainsi dire, la stratégie scandaleuse d'incitation des Français à la dépense, qui permet d'évaluer à quelle hauteur se situent réellement les valeurs républicaines, cette stratégie se heurte probablement à la capacité des Français à jouir moins difficilement que des nations engagées dans une compétition frénétique.

11:39 Publié dans L'Odeur du Danemark | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : au trou, anarchisme, sexe, capital, nazisme, heidegger | | |

Commentaires

Et pourtant les Français ne sont pas les seuls à avoir du bon vin; il est vrai qu'ils savent le boire.

Écrit par : Fodio | 24/05/2012

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