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09/02/2014

Valeurs républicaines

La crise économique confirme la critique antirépublicaine de Karl Marx, qui discerne derrière lesdites "valeurs républicaines" un mobile économique plus puissant. A mesure que l'endettement de la société civile française croît et que ses capacités d'acheter la paix publique diminuent, la foi dans la République démocratique française décline. Le vernis des valeurs ne peut tenir sans une solide croûte d'intérêts agglomérés en-deçà.

François Hollande et son gouvernement ont donc raison : la conquête de nouveaux marchés est la seule chance des valeurs républicaines - pour ce qui est de la démocratie et des solutions participatives, elles constituent le credo et la foi du militant PS, puissamment relayé par l'Education nationale et les journalistes de gauche, qui ont littéralement "inventé" de toutes pièces, en une quarantaine d'années, "l'humanisme républicain". (...)


Autant dire que se servir des victimes juives d'un holocauste perpétré par des nations républicaines pour blanchir la République française est un procédé aussi ignoble que celui qui consista pour des aumôniers chrétiens à consentir de monter sur les galères de Louis XIV. Il est même pire, car du moins certains de ces aumôniers pouvaient prétendre soulager la misère des condamnés, tandis que la moraline philosémite n'est d'aucune aide pour quiconque. Le ministre de l'Intérieur, protecteur des Juifs : quelle plaisanterie sinistre. Y a-t-il jamais eu dans toute l'histoire un ministre de l'Intérieur dont la priorité ne soit pas de défendre la propriété ? Dont le ministère ne soit pas organisé selon cette priorité ? Ce que Manuel Valls fait par conséquent indirectement, c'est poser l'équation du Juif et du propriétaire. Il fait ce que l'on peut reprocher aux antisémites de faire. Tous les mouvements révolutionnaires étant des mouvements de réaction contre la corruption des élites, on fait ainsi du Juif une cible pour les révolutionnaires.

Du reste la différence entre les Juifs et les sionistes est une différence essentielle, d'ordre scientifique. Le culte identitaire est proscrit par la religion juive, pour la simple et bonne raison que Moïse est le premier adversaire du culte identitaire dans l'histoire de l'humanité. On trouverait comique d'entendre quelqu'un se définir comme un "chrétien athée", eh bien il en va de même pour les sionistes, qui sont des "Juifs athées", c'est-à-dire qui ne sont pas juifs à moins de se prévaloir d'un argument racial.

Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire aux prétendues "valeurs" de la troupe républicaine mythomane : au cours des six derniers mois, les ventes d'armes de la France ont progressé de 30% ; par-dessus cette réalité économique, on peut toujours tartiner une couche d'humanisme républicain qui aide les sectateurs de ce culte à se regarder dans la glace le matin. Mais la tartufferie de François Hollande et de ses ministres, si elle est sans doute républicaine, n'est pas spécifiquement française.

Bardamor 

12:06 Publié dans L'Odeur du Danemark | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : webzine, au trou, anarchiste, karl marx, valeurs républicaines | | |

Commentaires

Le judaïsme est pire que le sionisme ! Ils sont les chefs pour monter les pires idéoplogies dont celle de Marx que vous semblez approuver ! Communisme ou capitalisme = Juif !

Écrit par : le brebis galleux blog | 22/02/2014

je vous ai tout de même mis en lien...

Écrit par : le brebis galleux blog | 22/02/2014

La religion juive n'est pas un culte identitaire, l'Etat juif est donc une aberration, comme sont aberrants les Etats prétendument chrétiens.
- Comment voulez-vous édifier des institutions sur la base d'une religion qui affirme que dieu seul juge, et proscrit le jugement de l'homme par l'homme ? Pas de base légale, pas d'institutions.
- Marx n'est pas le seul, mais c'est un des critiques du droit moderne, qui en relève l'aberration, cause majeure d'idéologie. L'utopie égalitaire, par exemple, est une idéologie républicaine, stalinienne, cautionnée par des régimes libéraux qui accomplissent le contraire, mais elle n'est pas marxiste.

Écrit par : Bardamor | 22/02/2014

- Sur K. Marx j'ajoute ceci, qui vous fera peut-être changer d'avis : de l'aveu (discret) même de certains représentants de l'élite républicaine (J.-C. Milner in : "Les Temps modernes"), la critique marxiste n'a pas essaimé en France. Pour une raison simple, et que l'intelligentsia se garde de mentionner : Marx argumente et définit l'Etat de droit moderne comme un Etat totalitaire ; il argumente et définit le mysticisme moderne (hégélien) comme une mystique de nature religieuse. Autrement dit la critique marxiste est parfaitement irrecevable du point de vue soviétique ou républicain. La critique marxiste n'est pas moins "dissidente" en 2014 qu'elle fut à la fin du XIXe siècle. Pour prendre un exemple dans l'actualité récente, la limite institutionnelle et juridique assignée à la liberté d'expression aurait bien sûr été mentionnée par Marx et Engels comme une tentative et un effort d'enfermer la conscience individuelle dans des frontières de nature totalitaire.
- Que signifie une liberté d'expression, contrainte dans un cadre légal dont la légitimité est purement rhétorique, c'est-à-dire qu'elle baigne dans le flou le plus total ?

Écrit par : Bardamor | 23/02/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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