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25/01/2015

Tous cocus ?

Dans les sociétés libérales, la volonté de ne pas être cocu ne se rencontre qu'exceptionnellement. La plupart des citoyens ne désirent pas être détrompés, redoutant probablement qu'il en résulte un affaiblissement de leur volonté.

Le déterminisme religieux des sociétés libérales excède celui des sociétés ordinaires, comme les plus grands esprits critiques du XIXe siècle l'ont démontré. L'appétit pour la drogue, le goût pour la fiction, le cinéma, dans les sociétés libérales dites "avancées", illustrent la fragilité psychologique de la jeune génération, élevée dans le culte d'elle-même, c'est-à-dire la méconnaissance de ses aspirations véritables. En un mot positivement bernée, sacrifiée sur le bûcher des vanités.

La psychanalyse, à cet égard, a joué un rôle particulièrement néfaste, précisément en raison de sa promesse de libération, offrant une perspective surréaliste abstraite, complètement truquée - en réalité une impasse. Que les fondateurs de la psychanalyse en aient eu l'intention ou non, peu importe, un système de pensée dérive de leurs travaux, similaire à la morale catholique romaine. La psychanalyse a en effet contribué à la confusion de la liberté avec la jouissance ou le bonheur, confusion extrêmement profitable et lucrative du point de vue libéral capitaliste, mais profondément antihumaniste.

A un stade où l'emprise de l'Etat sur l'individu excède celle de la famille elle-même, la psychanalyse s'avère même contre-productive en termes de jouissance, occultant la frustration qui résulte de la société de consommation, et dont les pouvoirs publics font un usage strictement comparable à celui d'une religion.

Télémax




15:23 Publié dans Fauchon la Culture ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : webzine, anarchiste, au trou, société, libérale, cocu, psychanalyse, critique | | |

25/03/2014

La Survie de l'Espèce

Critique sur le blog du fanzine BD Zébra d'un pamphlet en BD, d'inspiration marxiste, signé webzine,au trou,anarchiste,satirique,bd,paul jorion,pamphlet,grégory maklès,futuropolis,marxiste,critique,zébraPaul Jorion et Grégory Maklès.

Le blog de Paul Jorion est parmi les plus célèbres ; il y annonça le dernier krach économique quelques années avant qu'ils n'ébranle le système.

On peut regretter la connivence entre Paul Jorion et Jacques Attali, ce dernier étant spécialisé dans la désinformation économique ; à l'instar de François Fillon, J. Attali prônait encore un modèle de développement américain quelques mois avant que ce système n'implose, notamment en raison de l'extrême corruption des acteurs d'un régime d'exploitation néo-colonialiste qui ne dit pas son nom, mais préfère s'avancer masquer derrière les slogans humanistes de quelques tartuffes professionnels.

Jacques Attali fut (est ?) en outre conseiller auprès du régime dictatorial de l'Inde, mission là encore déguisée en mission humanitaire.

Néanmoins le pamphlet de Paul Jorion n'est pas inutile. Marx a été censuré en France, principalement par des institutions républicaines, en raison du caractère anarchiste de sa pensée. A cause des élites françaises complices du stalinisme, on ignore généralement que Marx est le critique le plus radical du droit et de l'Etat modernes républicains. Or ce pamphlet de Jorion et Maklès évoque un suiveur bien plus fidèle de Marx, à savoir George Orwell, auteur comme Marx d'une critique globale du totalitarisme à l'échelle mondiale, et non seulement sous l'aspect spécifique du nazisme, du communisme soviétique ou du capitalisme américain.

L'ouvrage excelle en outre à souligner à quel point le discours économique capitaliste repose sur des slogans religieux dépourvus de fondement scientifique, autrement dit comment le matraquage intellectuel et la censure persuadent du capitalisme.

Bardamor

16/03/2014

L'Anarchiste Robert Crumb

Il y a des tas de sortes d'anarchistes différents, y compris certains qui se réclament dewebzine,anarchiste,au trou,robert crumb,nietzsche,michel onfray,cornélius,crème,critique,zébra Nietzsche comme Michel Onfray (grosse plaisanterie).

L'Américain Robert Crumb, lui, auteur de bandes-dessinées "underground", se situe entre le communisme et l'anarchisme. L'anarchie parce que la politique semble irrémédiablement le domaine réservé d'irresponsables ambitieux animés du souci "oedipien" ou incestueux d'épater leur mère (y compris quand celle-ci repose six pieds sous terre) -, et le communisme parce qu'il paraît excessivement utopique de ne pas envisager un mode alternatif d'organisation sociale.

Même si Karl Marx penche plutôt du côté de l'anarchie que du communisme, on retrouve cette contradiction chez le chroniqueur de la mort annoncée du capitalisme, ou du moins le germe de cette contradiction, qui a permis à la propagande soviétique ou stalinienne de compromettre Karl Marx avec les pires exactions commises par des régimes totalitaires, qu'il n'a en rien cautionnés contrairement à des salauds comme Sartre, Aragon, Eluard, etc. (en qui Marx aurait aisément décelé des curés).

Si l'hitlérisme a été vaincu par le stalinisme, qui lui-même a été vaincu par l'idéologie libérale, cela fait mathématiquement de l'idéologie libérale et de l'ultra-nationalisme européen ou étatsunien les concepts totalitaires les plus machiavéliques et les plus dangereux. Or il est un aspect de ce totalitarisme ultime que l'art de Robert Crumb dévoile utilement, dans la mesure où l'oppression s'exprime aussi sur le plan artistique. Dans l'interview qu'il donne à Gary Groth, et que l'éditeur français Cornélius a reproduit dans une petite anthologie des oeuvres de Crumb (2012), celui-ci témoigne du double obstacle à la culture populaire que constituent la culture élitiste et la culture de masse. Robert Crumb est lui-même un exemple d'artiste populaire extrêmement isolé au sein de la culture américaine.

De fait ce qui distingue l'ultra-nationalisme prétendument "post-moderne" de ses antécédents nazi ou stalinien, c'est un usage accru de la culture de masse par les élites possédantes, afin de maintenir à l'état sexuel ou animal les trois-quarts de l'humanité. On relève ainsi l'effort de factotums du capitalisme pour faire passer la culture de masse pour une "culture populaire", alors même qu'elle fait l'objet d'une prescription de nature, disons, "technocratique". Autrement dit la "modernité" n'est pas un argument religieux populaire, mais une doctrine religieuse élitiste (bien que certaines personnes issues de milieux populaires y adhèrent afin de parvenir à s'élever socialement). 

L'Américain Crumb est un artiste "underground" au sens actif et dissident du terme, et non hélas trop souvent comme sont les artistes "underground", sur une position de repli et de défense. Sa manière de combattre, de manière isolée, plaide plutôt en faveur de l'individualisme et de l'anarchie que du communisme révolutionnaire. C'est une chose que Marx distinguait parfaitement, à savoir que la science est une menace plus grande pour l'élitisme que la violence révolutionnaire, que la tyrannie parvient toujours à retourner en sa faveur, pour ne pas dire que les élites, en particulier libérales, contribuent à financer le chaos et entretenir le militantisme.

Pour une recension plus complète de "La Crème de Crumb" (éds. Cornélius), voir le webzine-BD Zébra.

Bardamor 

 
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