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09/11/2014

Rendez la sociologie...

aux Allemands.

Les Français sont de plus en plus nombreux à être convaincus que le socialisme, dans sa formulation la plus courante, n'est autre qu'un discours religieux destiné à endormir le peuple. La sociologie, elle, a pour but de conférer au socialisme l'apparence du discours scientifique. La dignité des élites françaises fut, pendant longtemps, de ne pas répandre dans le peuple le bobard de la démocratie ou de l'égalité. Même Tocqueville, le plus religieux et le moins sceptique (quand on lit "De la Démocratie en Amérique", le lien apparaît clairement entre la morale chrétienne et l'idéologie démocratique), pose à l'avènement de la démocratie des conditions que la société bourgeoise n'a jamais respectées par la suite, à tel point qu'on peut penser que Tocqueville se serait rangé parmi les esprits critiques qui ont décelé par la suite dans la rhétorique démocratique le b.a.-ba du discours totalitaire, une sorte d'oedipisme inversé (la détermination d'Oedipe est caractéristique de celle du tyran classique). De fait, historiquement, le suffrage universel a permis à plusieurs tyrans d'accéder ou de se maintenir au pouvoir - A. Hitler n'est ni le seul, ni le plus meurtrier.

Il n'est pas certain que les élites bourgeoises ne s'exposent pas à une vengeance plus terrible encore que celle qui frappa la monarchie française, car d'une certaine façon la tromperie est plus profonde que celle de la morale chrétienne au service des élites politiques ; les douves qui séparent l'Occident du Tiers-Monde sont plus profondes que celle qui séparaient Versailles du peuple de Paris.

Si les Français sont moins disposés que les Allemands, ou les Américains qui sont culturellement des "sous-Allemands", à voir dans la sociologie une science, c'est sans doute comme on le dit parfois parce qu'ils sont un peu plus "artistes" - or la société n'est aux yeux d'un artiste qu'un objet indigne d'observation en comparaison de la nature. S'il est impossible de peser sur le cours de la nature, dont les sociétés humaines ne font que dériver, alors il est plus vain encore d'espérer des institutions sociales, éthiques ou politiques un progrès en matière de liberté. Le régime de compétition sociale, qui permet à tel ou tel de gravir l'échelle sociale, est assimilé par la propagande bourgeoise à un mouvement de libération.

C'est ici que l'on distingue le grave travers de la religion chrétienne, dès lors qu'on tente de la faire passer dans les moeurs ou d'en trouver une application sociale. C'est ici la clef du totalitarisme. En effet, une notion métaphysique de la liberté défendue par le christianisme vient interférer dangereusement avec les nécessités d'ordre politique, faisant naître des espoirs que l'on placera en vain dans les institutions politiques.

Mais l'histoire demeure encore à ce point une énigme, puisque l'usage politique et social du christianisme, c'est-à-dire l'aspect sous lequel le christianisme est le plus répandu et perçu par les athées ou les païens, cet usage est absolument proscrit par la Bible. Comment expliquer un tel mouvement de la culture occidentale, défiant à la fois la culture et la raison païennes traditionnelles et la logique spirituelle du christianisme ? Pour percer à jour cette énigme historique, mieux vaut lire Shakespeare avant de mourir (et pas la tête à l'envers comme c'est l'usage dans l'université).

Télémax

13:26 Publié dans Fauchon la Culture ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : webzine, anarchiste, au trou, satirique, sociologie, allemand, français | | |

03/05/2014

Caricature Djihadistes français

Question à la con : pourquoi de jeunes Français s'engagent-ils par centaines en Syrie pour combattre le régime d'El Assad ? Il n'y a qu'à poser la question à un recruteur de l'armée régulière française... Comment faut-il s'y prendre pour convaincre un jeune type de partir au front ? Sur le site Causeur.fr, dédié à la propagande du Pacte atlantique, le romancier Jérôme Leroy, auteur de médiocres polars, ose parler "d'idéal", s'agissant de l'engagement de ces jeunes djihadistes : "Songez-donc, il y aurait dans la France de 2014 des jeunes gens avec un idéal. (...)" A chaque coup les intellectuels, solidaires de régimes totalitaires, refont le coup de justifier la guerre, une guerre qu'ils n'ont pas les moyens physiques de faire eux-mêmes.

Qu'il s'engagent au nom de dieu, de la patrie ou de la démocratie, tous autant qu'ils sont, les jeunes volontaires ne sont que des cocus. 

Z.

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06/11/2012

Les Français et l'Argent

Dernièrement, la nouvelle ministre des PME-PMI, Fleur Pellerin, posait ingénument lablog,webzine,fanzine,anarchiste,au trou,satirique,fleur pellerin,argent,français,françois hollande question -tout du moins en s'efforçant d'avoir l'air ingénue : - Il semble que les Français ont un problème avec l'argent... avant d'ajouter : - Cela doit venir de leur culture judéo-chrétienne ? On ne saurait démontrer plus efficacement que l'art de la communication politique consiste à prendre pour une bande de cons ceux qu'elle vise.

- C'est la communication politique qui est l'héritière de la propagande de la foi judéo-chrétienne.

- Mme Boutin a vendu son désistement au dernière élection 800.000 euros ; est-ce à dire que, si elle n'avait pas été judéo-chrétienne, elle en aurait tiré un meilleur prix ? Précédemment, Mme Boutin s'est déclarée favorable à la réouverture des maisons closes, confirmant si besoin était que les judéo-chrétiens ont moins de prévention vis-à-vis de l'argent que Judas Iscariote lui-même (qui finit par restituer les trente deniers) ; en outre, que dire de François Fillon ou François Bayrou, si ce n'est que leurs programmes judéo-chrétiens sont d'abord faits pour recevoir l'agrément des banquiers.

De là à dire que le parti judéo-chrétien est le parti de l'argent, il y a un tout petit pas à franchir. En fait il suffit de lire "L'Avare" de Molière, qui ne devait pas être au programme de l'école de commerce de Mme Pellerin.

- Le dernier communicant politique à avoir fait état de son mépris de l'argent est François Hollande. Parfaitement insincère, il visait un électorat de fonctionnaires publics majoritairement athées et laïcs comme lui - chez qui on relève le même degré d'hypocrisie, puisque feignant de croire que l'argent de l'Etat et des institutions publiques tombe du ciel, comme la semence de Jupiter sur la jeune donzelle Europe. A titre personnel, j'aimerais bien savoir quel genre de type a soufflé à Hollande cette idée, qui me paraît d'un cynisme moins banal que celui de Christine Boutin ou Fleur Pellerin (...).

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